Un fils écrit pour son père. L’homme a été opéré du cœur, plusieurs stents posés, et pendant des mois il ne pouvait presque plus se passer de son concentrateur à oxygène. Puis son cardiologue l’a mis sous Entresto. Depuis, il respire mieux, se déplace mieux, redevient un peu lui-même. Mais il lui faut une boîte chaque mois, et ce médicament manque en Algérie. En France, il dépasse 100 euros la boîte, une somme que la famille, aux revenus modestes, ne peut pas réunir mois après mois.

Le dossier arrive sur le site de SoliMed début septembre, ordonnance à l’appui. La commission médicale l’examine et valide ou non, en fonction de la pertinence de la prescription, du coût du médicament et de la durée du traitement envisagé. La réponse tombe vite : trois boîtes, soit trois mois de répit.

Restait à faire le chemin jusqu’à Oran, où vit le patient. Les membres actifs de SoliMed achètent le traitement en France, une voyageuse bénévole le porte jusqu’à Alger. Le 13 septembre, la confirmation arrive : les trois boîtes sont bien là, dans le stock qui vient d’être remis sur place. La famille est prévenue dans l’heure. Elle n’attend pas : le fils du patient prend la route le jour même pour aller les chercher.